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Confinde

Traditions autour des bois sacrés en Inde (Agenda)

annie_montautConférence du lundi 27 mars 2017, à 18 h 15, au centre André Malraux, Paris

Conférencière : Annie Montaut, professeur émérite, Institut national des langues et des civilisations orientales (Inalco)

Annie Montaut, ancienne élève de l’École Normale Supérieure et docteur en linguistique indienne, est professeur émérite à l’Inalco (linguistique/hindi) où elle continue à travailler dans le laboratoire Sedyl (Structures et dynamique des langues UMR 8202 Inalco/CNRS/IRD). Elle est l’auteur de Hindi, grammaire linguistique (Société de Linguistique de Paris, 2012), de Littératures et poétiques pluriculturelles en Inde aujourd’hui (Purushartha, n° 24, EHESS, 2004), et traductrice littéraire du hindi (une quinzaine de romans et recueils poétiques, chez Actes Sud, Gallimard, Fayard, l’Asiathèque). Elle a introduit l’anthologie des littératures en langues indiennes traduites en français, édité par Anne Castaing. Ce livre fait notamment référence au mouvement de la Naî Kahânî, la nouvelle histoire, mouvement né après le tournant violent de la partition.
A
nnie Montaut a présenté et traduit du hindi : Traditions de l’eau dans le désert indien d’Anupam Mishra (L’Harmattan, 2 000) . Ce traité technique et poétique, qui concerne la collecte et la gestion de l’eau au Rajasthan,  montre que la science traditionnelle, plus précieuse que jamais aujourd’hui, n’est pas séparable de la culture philosophique et religieuse des populations qui l’ont forgée. En lien avec ce thème, Annie Montaut évoque pour nous le mouvement Chipko qui s’oppose à l’exploitation commerciale des forêts.

L’Inde dans un miroir (Agenda)

michaud-inde-mirroirConférence, avec projection, du 13 mars 2017, à 18h précises, au Centre André Malraux, Paris.

Conférenciers : Roland et Sabrina Michaud, photographes, écrivains

L’Inde dans un miroir (éd. Hozhoni) appartient à un triptyque que Roland et Sabrina Michaud ont consacré à trois grandes civilisations de l’Asie : Islam, Inde et Chine, sur le thème de la permanence.

Leur regard attentif de photographes et leur vision intuitive de poètes ont réussi à créer des jeux de miroir entre le passé et le présent, l’art et la vie.

Au-delà des bouleversements et des mutations que traverse le monde contemporain, ils nous révèleront la beauté d’une Inde intemporelle dont le continuel renouvellement nous émerveille.

Roland et Sabrina Michaud signeront leur ouvrage à cette occasion.

L’expérience du réel selon Abhinavagupta (Xe-XIe siècle, Cachemire) (Agenda)

2017colettepoggiConférence du lundi 27 février 2017, à 18 h 15, au Centre André Malraux, Paris

Conférencière : Colette Poggi, indianiste, sanskritiste

Le philosophe Abhinavagupta (Xe-XIe siècles) fut une figure essentielle du shivaïsme non-dualiste du Cachemire et, plus largement, du Tantra indien. Il propose une vision stimulante du réel comme miroir infini de lumière-énergie, fait de vibration et de conscience, thème que Colette Poggi développera pour nous à l’occasion de la parution de son ouvrage, Le miroir de la Conscience, du reflet à la lumière : chemin de dévoilement (Les Deux Océans, 2016).

Bodh Gaya et l’Éveil du Buddha, histoire du site (IIIe s. av. J.-C. - XXIe siècle) (Agenda)

anne_sudreConférence, avec projection, du lundi 23 janvier 2017, à 18 h. 15, au Centre André Malraux, Paris

Conférencière : Anne Sudre, enseignante à l’École du Louvre

Bodh Gaya, situé dans l’Etat du Bihâr, au nord-est de l’Inde, est un site capital de la topographie bouddhique. D’après certains textes anciens, c’est en ce lieu que Shâkyamuni (VIe-Ve siècle avant J.-C.), assis au pied d’un arbre pour méditer, atteignit l’Éveil (Bodhi en sanskrit) et devint le Buddha, l’« Éveillé ». Cet arbre, qui était un pippal (figuier sacré), devint un lieu de pèlerinage.

Au IIIe avant J.-C., l’empereur Ashoka fit construire un sanctuaire autour de l’arbre. Il y eut ensuite plusieurs phases de reconstructions, d’agrandissements, de modifications et de restaurations jusqu’au XIIe siècle. Bénéficiant du patronage important de pieux et généreux donateurs, le sanctuaire devint un grand temple, entouré de temples annexes, de monastères, de nombreux stûpa, de statues, etc. Au XIIIe siècle, le site fut déserté par les moines bouddhistes, chassés suite à la conquête musulmane, puis tomba en ruines.

Après sa redécouverte au XIXe siècle, des travaux de restauration de grande ampleur commencèrent en 1880. Dès lors, et tout au long du XXe siècle, des organisations religieuses de différents pays à forte population bouddhiste y édifièrent des temples, des monastères et des centres d’enseignement. De nos jours, le site reçoit des pèlerins venus du monde entier, et il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2002.

Anne Sudre évoque l’Éveil du Buddha, qui est l’un des quatre grands événements de sa vie, et présentera l’histoire de Bodhgaya, site exceptionnel considéré comme le berceau du bouddhisme et vénéré comme le lieu de pèlerinage bouddhiste le plus sacré dans le monde.

De la parole à l’image (Agenda)

angot_vishnuConférence, avec projection, du lundi 16 janvier 2017, à 18 h. précises, au Centre André Malraux, Paris.

Conférencier : Michel Angot, sanskritiste.

Michel Angot évoquera pour nous les techniques de l’élaboration de l’image à partir des textes.

Inde-Europe, une histoire connectée du XVe au XXIe siècle (Synthèses)

À l’occasion de la publication de l’ouvrage de Jean-Louis Margolin et Claude Markovits, Les Indes et l’Europe, histoires connectées XVe-XXIe siècles (coll. Folio, Gallimard).

Conférence de Claude Markovits
23 novembre 2015, Centre André Malraux.

La circulation entre l’Inde et l’Europe et les influences réciproques qu’elle a générées s’analyse en trois périodes

I) De la fin du XVe au milieu du XVIIIe siècle

L’initiative portugaise

Pourquoi les Européens ont-ils, à la fin du XVe siècle, cherché une route maritime directe pour l’Inde et l’Asie du Sud-Est ? Ce mouvement est généralement interprété dans le cadre d’une histoire globale des Grandes Découvertes et du capitalisme. En fait, il est difficile de faire le lien entre l’histoire du capitalisme et l’arrivée des Européens en Asie. La première raison en est que le Portugal, qui prend l’initiative de découvrir une nouvelle route maritime vers les Indes, n’est pas un des centres du capitalisme européen à l’époque. C’est un petit pays marginal dont l’initiative ne peut être strictement d’ordre économique.

Les grands centres marchands sont les villes d’Italie du Nord, du Pays-Bas, en particulier les villes méridionales, et les villes d’Allemagne du Sud comme Augsbourg, siège de la maison des Fugger.

Un réseau existant depuis le XIIe siècle

Un réseau commercial organisé dès le XIIe siècle permettait d’approvisionner l’Europe en épices provenant du Kerala au sud de l’Inde, mais aussi de l’Insulinde, en particulier des Moluques (clous de girofle) et de Ceylan (cannelle). Ce circuit avait été reconfiguré au XVe siècle par les Mamelouks d’Egypte qui en avaient pris le contrôle aux dépens d’une association de marchands arabes. Des marchands indiens, essentiellement basés au Gujarat, s’étaient introduits dans ce circuit. Du côté européen, ce circuit était dominé principalement par les Vénitiens, mais aussi les Génois. Il fonctionnait bien et permettait aux marchands vénitiens d’en tirer un profit considérable malgré le grand nombre d’intermédiaires : les épices arrivaient dans les ports du Levant, à Beyrouth ou à Alexandrie, pour être emportés par les navires vénitiens vers l’Europe où ils étaient redistribués, principalement via Anvers Suite…

Yogarasa (Agenda)

ballanfat_yogarasaConférence, avec projection, du lundi 12 décembre 2016, au Centre André Malraux, Paris

Conférencier : Marc Ballanfat, agrégé de philosophie, docteur en études indiennes.
En prélude à la conférence, trois passages de La Bhavavadgîtâ seront lus par Sylvie Sénéchal, comédienne.

De fait, cette “conférence du lundi” a lieu à l’occasion de la parution de La Bhagavadgîtâ illustrée par la peinture indienne. Dans cette édition d’art précieuse (Diane de Selliers), quatre-vingt-douze miniatures, provenant des écoles mogholes, pahâri et râjasthâni, sont commentées par Amina Taha-Hussein Okada, conservateur général au musée national des arts asiatiques-Guimet, en charge des collections indiennes. Le lecteur sera en mesure d’associer, aux vers du poème traduit par Marc Ballanfat, les saisissantes visions d’artistes inspirés.