Main menu:

Confinde

Amour profane et amour mystique : Laylâ et Majnûn dans les miniatures indiennes (Agenda)

Conférence, avec projection, du lundi 6 juin 2016 au centre André Malraux, Paris

Conférencière : Amina Taha-Hussein Okada, conservateur général, musée national des arts asiatiques-Guimet.

Goa (1510-1961) 450 ans de présence portugaise en Inde (Agenda)

michel_chandeigneConférence, avec projection du lundi 23 mai 2016, à 18 h. 15, au Centre André Malraux, Paris
Conférencier : Michel Chandeigne, éditeur, spécialiste du monde lusophone et de l’histoire des Découvertes.

“La ville de Goa fut aux XVIe et XVIIe siècles une ville parmi les plus florissantes de l’Asie, un carrefour du monde entre les trois grandes civilisations hindoue, chrétienne et musulmane. Cette région de l’Inde qui resta portugaise jusqu’en 1961 se caractérise par une culture métisse originale qui touche tous les aspects de la vie quotidienne. Jamais un état occidental, le Portugal, n’aura connu de présence aussi longue sur une terre asiatique et laissé une telle empreinte dans les mentalités, les moeurs, l’architecture et le paysage. Car Goa reste en Inde une exception, même si une immigration massive venant des États voisins, notamment du Maharashtra, tend à diluer sa spécificité dans l’anonymat des foules hindoues.” Goa 1510-1685, L’Inde portugaise, aspostolique et commerciale, (dir. par Michel Chandeigne), éditions Autrement, 2007.

Les Portugais et les réseaux marchands de l’océan Indien au XVIe siècle (Agenda)

dejanirah_couto_portugais_et_reseauxConférence, avec projection, du lundi 9 mai 2016, à 18 h. 15, au Centre André Malraux, Paris

Conférencière : Dejanirah Couto, maître de conférences (habilitée à diriger des recherches) à l’École pratique des hautes études.

Si  l’océan Indien apparaît depuis l’antiquité comme l’une des régions privilégiées des échanges économiques, intellectuels et  sociaux,  il le doit, sans doute, à l’ampleur et à la puissance de ses réseaux marchands qui constituent parfois des entités autonomes par rapport aux grands empires ou à des pouvoirs politiques mineurs ; la conférence s’attachera à évoquer ce monde du XVIe siècle,  intense d’alliances et de confrontations, aux codes marchands et sociaux très complexes, qui apporte un éclairage sur les enjeux géostratégiques actuels.

Dejanirah Couto est spécialisée dans tous les contacts de culture entre le Portugal et l’océan Indien. Elle développe les relations entre le monde portugais, les Ottomans, les Arabes, la Perse safavide et les sultanats indiens au XVIe et XVIIe siècles dans trois contributions récentes :

  • “The archaelogical Project of Bassein’s Portuguese settlement”, Ports of the Ancient Indian Ocean, New Delhi : Primus, 2016, pp. 235-274.
  • “Entre confrontations et alliances : Aceh, Malacca et les Ottomans (1520-1568)”, Turcica, revue d’études turques, 46 (2015), p. 13-61.
  • “Aventurier, passeur de culture et diplomate : Diogo de Mesquita au Gujarat (1529-1535), Migrations de langues et d’idées en Asie, Jean-Louis Bacqué-Grammont, Pierre-Sylvain Filliozat, Michel Zink (éds.), Paris, Académie des inscriptions de Belles-Lettres, 2015, p. 173-198.

Les divinités de la richesse en Inde ancienne (Agenda)

jambhala-alxandreastierConférence, avec projection, du lundi 11 avril, à 18 h. 15, au centre André Malraux, Paris.

Conférencier : Alexandre Astier, docteur en Histoire de l’art indien de l’université Paris-Sorbonne

La principale divinité de la prospérité et de la richesse dans l’Inde ancienne est le dieu Kubera. Ce dieu a beaucoup perdu de son importance dans l’Inde actuelle : ses fonctions sont passées majoritairement dans les pouvoirs de Gaṇeśa (le dieu à tête d’éléphant) et dans ceux de la déesse Lakṣmī, devenue la parèdre du dieu Viṣṇu.

Alexandre Astier  montre que la figure de Kubera a été extrêmement riche et complexe en Inde ancienne (beaucoup plus que ce qu’on pense le plus souvent) : derrière le modèle classique de Kubera, tel que l’on peut en lire l’histoire dans le livre VII du Rāmāyaṇa et tel qu’on l’identifie généralement dans la sculpture à partir de l’époque gupta, il existe en fait une divinité de la fécondité, de la prospérité et de la richesse à la personnalité bien plus complexe, souvent associée à d’autres dieux et déesses, qui plonge ses racines dans les plus anciennes divinités de l’Inde (les yakṣa) et qui a aussi été adoptée par toutes les religions de l’Inde ancienne (hindouisme, bouddhisme et jaïnisme).

Fréquence astrale : les étranges expériences picturales d’un astrologue indien (Agenda)

egrimaud-freqastraleConférence, avec projection, du lundi 21 mars 2016, à 18 h. 15, au centre André Malraux, Paris.

Conférencier : Emmanuel Grimaud, anthropologue, chercheur au CNRS. Commissaire de l’exposition Persona, étrangement humain, qui se tient actuellement au musée du quai Branly.

À partir de son ouvrage L’étrange encyclopédie du Docteur K. (Société d’ethnologie, 2014), Emmanuel Grimaud évoquera pour nous le docteur Kulkarni, d’abord dessinateur sur des chantiers archéologiques, puis astrologue mûrissant le projet d’une encyclopédie astrologique illustrée de la destinée humaine : collection unique de plusieurs centaines de portraits astrologiques, décrivant les visages, les crânes, les paysages, le minéraux et leurs principes de formation dérivés de l’influence des astres. Pourquoi cet astrologue a-t-il mis des connaissances dérivées de l’archéologie au service d”une pratique thérapeutique ? Cette question permettra d’aborder la nature de l’astrologie.

Les Havelî de Delhi et Jaïpur du XVIIe au XXIe siècle (Agenda)

haveli-sylvie-dominiqueConférence, avec projection, du lundi 7 mars 2016, à 18 h. 15, au Centre André Malraux, Paris.

Conférencière : Sylvie Dominique, doctorante en Histoire à Delhi University.

On définit par havelî le statut attaché à toute grande demeure dont le propriétaire exerçait une influence importante sur l’économie et la société de l’Inde moghole du XVIIe siècle. Ces demeures, occupées par la classe dirigeante, l’élite féodale, les riches marchands et les usuriers, étaient des centres de consommation et de production souvent dotés d’une aura politique.

À Jaipur et Old Delhi, deux grandes capitales de l’Inde pré-coloniale entretenant des relations diplomatiques privilégiées, les Havelî prirent la forme la plus adaptée au climat des régions du nord : la maison à cour. Si leur forme a su s’adapter ou résister à l’influence européenne au début du XIXe siècle, la destruction de l’institution et de l’édifice fut amorcée par la chute du dernier Moghol en 1857.

L’approche proposée explore ces demeures dans leur contexte socio-historique. Elle tend à voir les Havelî non comme des édifices isolés, mais comme des lieux de mémoire et d’histoire dont la relation au pouvoir et à la société fut plusieurs fois redéfinie au gré des époques. Elle incite également à regarder la Havelî comme une source d’information inestimable sur la culture de cour, le goût et les normes esthétiques de la période pré-coloniale de l’Inde.


Elephanta, Shiva au coeur de la roche (Agenda)

elephantaConférence, avec projection, du lundi 25 janvier 2016, à 18 h. 15, au centre André Malraux, Paris

Conférencier : Thierry Zéphir, ingénieur d’études au musée national des Arts asiatiques-Guimet, enseignant à l’École du Louvre

Le site d’Elephanta (Maharashtra) illustre la vitalité et la diversité exceptionnelles des arts hindous de la période post-Gupta. Généralement attribuée au mécénat du roi Kalachuri Krishnaraja (environ 550-575 A. D.), la grotte d’Elephanta déploie un ensemble remarquable de hauts-reliefs illustrant les plus importants mythes shivaïtes,  d’une richesse évocatrice unique dans tout l’art indien.

badamiLe site de Badami fera l’objet d’une deuxième conférence par Thierry Zéphir, le lundi 8 février 2016, toujours à 18h 15. Pratiquement contemporaine de la majestueuse grotte d’Elephanta, la délicate grotte n°3 de Badami (dans l’État du Karnataka) fut consacrée en 578 A. D. par Mangalesha, le frère du grand roi chalukya Kirtivarman 1er. Elle se caractérise par de somptueux hauts-reliefs illustrant une part importante de la mythologie du dieu Vishnu (notamment, certains de ses avatars majeurs (Varaha, le Sanglier, Trivikrama, le Dieu au trois pas, ou Narasimha, l’Homme-Lion). Présentés dans une perspective historiographique et iconographique, ces   monuments excavés seront présentés et expliqués à la lumière des recherches les plus récentes.