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Confinde

Bodh Gaya et l’Éveil du Buddha, histoire du site (IIIe s. av. J.-C. - XXIe siècle) (Agenda)

anne_sudreConférence, avec projection, du lundi 23 janvier 2017, à 18 h. 15, au Centre André Malraux, Paris

Conférencière : Anne Sudre, enseignante à l’École du Louvre

Bodh Gaya, situé dans l’Etat du Bihâr, au nord-est de l’Inde, est un site capital de la topographie bouddhique. D’après certains textes anciens, c’est en ce lieu que Shâkyamuni (VIe-Ve siècle avant J.-C.), assis au pied d’un arbre pour méditer, atteignit l’Éveil (Bodhi en sanskrit) et devint le Buddha, l’« Éveillé ». Cet arbre, qui était un pippal (figuier sacré), devint un lieu de pèlerinage.

Au IIIe avant J.-C., l’empereur Ashoka fit construire un sanctuaire autour de l’arbre. Il y eut ensuite plusieurs phases de reconstructions, d’agrandissements, de modifications et de restaurations jusqu’au XIIe siècle. Bénéficiant du patronage important de pieux et généreux donateurs, le sanctuaire devint un grand temple, entouré de temples annexes, de monastères, de nombreux stûpa, de statues, etc. Au XIIIe siècle, le site fut déserté par les moines bouddhistes, chassés suite à la conquête musulmane, puis tomba en ruines.

Après sa redécouverte au XIXe siècle, des travaux de restauration de grande ampleur commencèrent en 1880. Dès lors, et tout au long du XXe siècle, des organisations religieuses de différents pays à forte population bouddhiste y édifièrent des temples, des monastères et des centres d’enseignement. De nos jours, le site reçoit des pèlerins venus du monde entier, et il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2002.

Anne Sudre évoque l’Éveil du Buddha, qui est l’un des quatre grands événements de sa vie, et présentera l’histoire de Bodhgaya, site exceptionnel considéré comme le berceau du bouddhisme et vénéré comme le lieu de pèlerinage bouddhiste le plus sacré dans le monde.

De la parole à l’image (Agenda)

angot_vishnuConférence, avec projection, du lundi 16 janvier 2017, à 18 h. précises, au Centre André Malraux, Paris.

Conférencier : Michel Angot, sanskritiste.

Michel Angot évoquera pour nous les techniques de l’élaboration de l’image à partir des textes.

Inde-Europe, une histoire connectée du XVe au XXIe siècle (Synthèses)

À l’occasion de la publication de l’ouvrage de Jean-Louis Margolin et Claude Markovits, Les Indes et l’Europe, histoires connectées XVe-XXIe siècles (coll. Folio, Gallimard).

Conférence de Claude Markovits
23 novembre 2015, Centre André Malraux.

La circulation entre l’Inde et l’Europe et les influences réciproques qu’elle a générées s’analyse en trois périodes

I) De la fin du XVe au milieu du XVIIIe siècle

L’initiative portugaise

Pourquoi les Européens ont-ils, à la fin du XVe siècle, cherché une route maritime directe pour l’Inde et l’Asie du Sud-Est ? Ce mouvement est généralement interprété dans le cadre d’une histoire globale des Grandes Découvertes et du capitalisme. En fait, il est difficile de faire le lien entre l’histoire du capitalisme et l’arrivée des Européens en Asie. La première raison en est que le Portugal, qui prend l’initiative de découvrir une nouvelle route maritime vers les Indes, n’est pas un des centres du capitalisme européen à l’époque. C’est un petit pays marginal dont l’initiative ne peut être strictement d’ordre économique.

Les grands centres marchands sont les villes d’Italie du Nord, du Pays-Bas, en particulier les villes méridionales, et les villes d’Allemagne du Sud comme Augsbourg, siège de la maison des Fugger.

Un réseau existant depuis le XIIe siècle

Un réseau commercial organisé dès le XIIe siècle permettait d’approvisionner l’Europe en épices provenant du Kerala au sud de l’Inde, mais aussi de l’Insulinde, en particulier des Moluques (clous de girofle) et de Ceylan (cannelle). Ce circuit avait été reconfiguré au XVe siècle par les Mamelouks d’Egypte qui en avaient pris le contrôle aux dépens d’une association de marchands arabes. Des marchands indiens, essentiellement basés au Gujarat, s’étaient introduits dans ce circuit. Du côté européen, ce circuit était dominé principalement par les Vénitiens, mais aussi les Génois. Il fonctionnait bien et permettait aux marchands vénitiens d’en tirer un profit considérable malgré le grand nombre d’intermédiaires : les épices arrivaient dans les ports du Levant, à Beyrouth ou à Alexandrie, pour être emportés par les navires vénitiens vers l’Europe où ils étaient redistribués, principalement via Anvers Suite…

Yogarasa (Agenda)

ballanfat_yogarasaConférence, avec projection, du lundi 12 décembre 2016, au Centre André Malraux, Paris

Conférencier : Marc Ballanfat, agrégé de philosophie, docteur en études indiennes.
En prélude à la conférence, trois passages de La Bhavavadgîtâ seront lus par Sylvie Sénéchal, comédienne.

De fait, cette “conférence du lundi” a lieu à l’occasion de la parution de La Bhagavadgîtâ illustrée par la peinture indienne. Dans cette édition d’art précieuse (Diane de Selliers), quatre-vingt-douze miniatures, provenant des écoles mogholes, pahâri et râjasthâni, sont commentées par Amina Taha-Hussein Okada, conservateur général au musée national des arts asiatiques-Guimet, en charge des collections indiennes. Le lecteur sera en mesure d’associer, aux vers du poème traduit par Marc Ballanfat, les saisissantes visions d’artistes inspirés.

Les Français au Penjab dans l’empire de Ranjit Singh (1822-1839) (Agenda)

deschodt_les_francais_du_penjabConférence du lundi 5 décembre 2016, à 18 h. 15, au centre André Malraux, Paris.

Conférencier : Éric Deschodt, écrivain et journaliste. Auteur de Penjab, éditions de Fallois, 2016.

Fuyant une Europe sans âme, le capitaine Allard et le maréchal des logis Ventura vont chercher en Inde la vie supérieure qui leur est interdite par l’insupportable Sainte-Alliance “des rois contre les peuples”, l’Europe des Restaurations. Pourquoi l’Inde ? L’Inde, c’est Golconde, tout y est fabuleux et les perspectives sont immenses. Les Anglais sont très forts mais une puissance s’oppose à leur hégémonie. Au pied de l’Himalaya, entre l’Hindoustan qu’ils occupent et l’Afghanistan, l’empire sikh du Penjab ne cesse de s’étendre et son maître a besoin d’hommes sûrs pour assurer cette croissance. Il reçoit donc à Lahore, en mars 1822, les sieurs Allard et Ventura pour un entretien d’embauche, et les engage sur-le-champ.
Commence une épopée unique. Allard, ayant fait venir en renfort deux camarades, va contredire les lieux communs de la faiblesse humaine, en premier l’inconstance et l’envie. Ranjit Singh et ses quatre lieutenants français seront unis comme les doigts de la main. L’armée sikh devient la première d’Asie et l’empire un modèle de prospérité qui s’étendra jusqu’à la Perse.
Cet épisode méconnu constitue une des strates importantes de l’histoire indienne, encore riche d’enseignement. Il s’est déroulé dans le dernier bastion de résistance aux Anglais ; à la mort de Ranjit Singh et de son bras droit Allard, survenues la même année, en 1839, les Anglais entrent à Lahore.
Eric Deschodt nous apportera son regard d’écrivain éclairé sur l’histoire.

Termez, centre de rayonnement du bouddhisme indien (Agenda)

161111_pierre_lericheConférence, avec projection, du lundi 21 novembre, à 18 h. 15, au centre André Malraux, Paris

Conférencier : Pierre Leriche, directeur de recherche émérite au CNRS

Historien et archéologue, Pierre Leriche, travaille sur la Bactriane depuis 1969 et à Termez depuis 1993. Cette cité est mal connue du fait de son isolement dans une zone frontière délicate. Or Termez est une des plus importantes cité de la Bactriane-Tokharestan (au contact de quatre mondes : l’Inde, les steppes, l’Iran et la Chine).  Passage important de la route de la soie, elle a eu un rôle stratégique, politique et religieux de premier plan. Les cultures grecques et indiennes s’y sont rencontrées. Les recherches sur les monuments bouddhiques de Termez ont permis de suivre les routes de la diffusion et du développement du bouddhisme en Asie centrale. Le premier contact de Termez avec l’enseignement du bouddhisme s’est produit aux environs du 1er siècle de notre ère, au temps de la la formation du royaume kouchan.
Directeur de la Mission archéologique franco-ouzbèque de Bactriane, Pierre Leriche a mené des fouilles qui ont généré une nouvelle histoire de Termez :  de nombreuses informations ont été recueillies sur le rôle et la place des monuments de l’ancienne Termez dans le développement de l’art bouddhique. D’authentiques chefs-d’oeuvre, qui seront montrés lors de la conférence, en sont  l’un des signes les plus évidents. La conférence nous permettra de mieux comprendre que les civilisations de l’Orient sont aussi à la base de notre culture.
Pierre Leriche a dirigé de nombreuses publications, notamment, Art et civilisation de l’Orient hellénisé (Picard, 2014),  Termez sur Oxus (Maisonneuve & Larose, 2007) et La Bactriane au carrefour des routes et des civilisations de l’Asie centrale (Maisonneuve & Larose, 2001).

Ishwarchandra Vidyasagar (1820-1891), de la tradition au combat pour les femmes (Agenda)

bhattacharya_tradition_au_combatConférence du lundi 7 novembre, à 18 h. 15, au centre André Malraux, Paris.

Conférencière : France Bhattacharya, professeur émérite des universités, Institut national des langues et des civilisations orientales (Inalco), Centre d’études de l’Inde et de l’Asie du Sud (CEIAS).

France Bhattacharya évoque pour nous un homme exceptionnel qui fait partie de ceux à qui l’on doit au XIXe siècle la Renaissance du Bengale.
Issu d’une famille traditionnelle, Vidyasagar a incarné un humanisme moderne et s’est résolument opposé à la situation faite aux femmes, déesses certes, mais aussi et surtout servantes et « faire-valoir ».